À la suite de Mon nouvel environnement
Mon état
J’étais fatiguée, j’avais une petite mine mais rien ne m’empêchait de faire le clown !
Le matin, j’étais souvent encombrée, je toussais, enfin du moins, j’essayais… J’avais hâte que le Kiné vienne avec l’appareil pour me désencombrer ! Ensuite je pouvais manger tranquillement, mais j’avais toujours cette peur de m’étouffer.
Un jour, j’étais encombrée et je n’arrêtais pas de tousser. Au fil du temps, ma situation empirait et je commençais à dé-saturer sauf que la sonnette n’était pas à ma disposition pour que je puisse appeler les soignants… Heureusement, au bout de 5 minutes, la Kiné arrivait pour me faire ma Kiné respiratoire !
Au tour des rencontres humaines
Des mots qui ne s’oublient pas
Quelques jours après mon arrivée, une psychologue vient à ma rencontre. C’est le protocole suite à un traumatisme. Je la trouve très confiante, elle commence à me poser des questions puis elle me coupe la parole et me dit : « c’est difficile de se retrouver dans un état comme ça, va falloir surmonter cette grande colline ». Ces mots ont été très durs à digérer ! Je pense qu’elle a voulu me faire réaliser ce qui m’était réellement arrivé… Je n’ai pas apprécié sa manière de me dire les choses !
Donc je la fuyais dès que je l’apercevais dans les couloirs parce que je ne voulais pas la voir. En plus, le dernier jour avant que je ne parte, elle comptait absolument me dire au revoir. J’étais dehors avec ma famille, je la vois venir en ma direction, j’ai fait mine de rien, j’ai fermé les yeux simulant le sommeil mais gardant les oreilles grandes ouvertes ! Elle a dit à ma mère que j’étais très courageuse, j’acceptais la situation dans laquelle j’étais, je ne lâchais rien et que je devais continuer comme ça.
J’avais des sondages urinaires* toutes les 3/4 heures, il fallait me transférer du fauteuil au lit puis du lit au fauteuil pour sa réalisation. Une infirmière n’a pas voulu me remettre au fauteuil après mon sondage de 16h alors que je lui disais que ma famille m’attendait dehors… Elle ne voulait rien entendre, soi-disant qu’elle n’aurait pas le temps de venir me coucher plus tard ! En plein mois d’août, je me retrouve dans mon lit à 16h, avec l’autorisation d’une seule personne dans ma chambre …
Un peu de fun
J’avais un aide kiné qui lui, m’embêtait tout le temps et me faisait des blagues ! J’étais en Kiné tous les débuts d’après-midi. Un jour, j’étais sur une table de verticalisation*. Plusieurs tableaux décoraient la salle, un représentait un phare frappé par des grosses vagues et l’autre un désert de sable.
Il me met en garde car une tempête arrive en bord de mer et qu’il fait froid. Il pose une poche de glace dans mon cou, allume le souffleur cryothérapie* et un vent froid souffle sur mon visage puis il m’arrose de gouttes d’eau car la mer est déchaînée. Quinze minutes plus tard, il m’annonce une tempête dans le désert, pose une poche de chaud sur mon cou, allume de nouveau le souffleur vers mon visage et me jette du sable ! Ce fut un après midi drôle et mouvementé, il m’a fait voyager et toute la salle de kinésithérapie en a profité avec nous.
Un amour
Une infirmière avec qui le feeling est passé rapidement mais qui n’était jamais sur mon secteur. Un matin, elle entre dans ma chambre avec sa collègue aux cheveux roses et elle me dit :
« On vient faire ta toilette »
Si ça avait pu être ça tous les matins…
Le trio
J’avais besoin d’assistance à chaque repas car je n’arrivais pas ENCORE à manger seule.
Deux aides soignantes : une grande fine et l’autre avec une « grande gueule », elles avaient toujours le smile, adoraient venir m’aider pour regarder les Jeux Olympiques à la télé. Une à ma gauche dans le lit et l’autre à ma droite en train de visionner le basket 3×3 !
Mon coup de cœur
Cet aide soignant, c’est le genre de personne que tu compares à un nounours : doux, gentil, attentionné… ! Avec lui, je pouvais : manger dehors avec ma famille, mettre un flacon de ketchup dans le frigo des soignants, me coucher plus tard que l’heure souhaitée, aller avec mes proches dans la salle de réunion lorsqu’il pleuvait… Il avait une cinquantaine d’années, je le surnommais « tonton » ou j’abrégeais son prénom. J’ai pu le croiser de nouveau plus d’un an après avoir quitté cet hôpital parce que je revenais pour un examen, on était tellement content de se revoir ! À tout jamais dans mon cœur 🫶🏼
*introduire une sonde urinaire dans l’urètre jusque dans la vessie pour permettre de la vider.
*Le terme de « verticalisation » (« standing » en anglais) est un terme couramment employé dans le domaine de la rééducation. Appliqué à l’être humain, cela correspond au fait de se mettre debout, de se lever sur ses jambes. L’équivalent en anglais est « to stand up ». Les tables de verticalisation consistent en une planche sur laquelle le patient est allongé et sanglé.
*souffle du froid pour soulager la douleur après un effort.


Bonjour Laura 👋,
Nous nous sommes croisées quelques dans Dammartin, j’habite à côté de chez Sandrine et Éric plusieurs fois j’avais envie de te parler, mais sans t’embêter. Alors, j’ai suivi ton parcours depuis le début, lorsque j’allais à Mallet étant une fidèle des lieux 🤪!!! , peut-être que tu as entendu parler de la voisine qui est tombée dans le trou du compteur à eau chez Sandrine et Éric 🤔 et bien c’est moi!!!! 😱 Alors, si tu es » oki » on pourrait rire ensemble 🤣
Bonjour, n’hésite pas à venir me parler ce serait avec plaisir !