ENTOURAGE

Quand tout s’effondre, mon frère reste là

Cet article ne parlera pas de moi cette fois-ci non plus. Je tenais à remercier une personne, si chère à mes yeux, même si, là encore, les mots ne seront jamais suffisants.


Mon frère,

Je ne sais pas vraiment par où commencer, tant il y a de choses à dire et tant de moments que je n’oublierai jamais. Depuis le jour de l’accident, tu as été là. Présent. Solide. Même quand tout semblait flou et incompréhensible.

 

Depuis le premier jour

Je me souviens de ce jour où tu as débarqué sur les lieux de l’accident. Sans vraiment savoir ce qui se passait, sans mesurer l’ampleur de ce qui venait de bouleverser nos vies. Et pourtant, tu étais là. À partir de ce moment, tu ne m’as plus vraiment quittée. Tu venais me voir presque tous les jours, même quand les journées étaient longues, même quand je n’étais pas forcément en forme. Ta simple présence suffisait.

Une relation encore plus fusionnelle

Avec toi, tout était plus léger. On passait du temps ensemble, tu me donnais des surnoms, on faisait des photos, tu me mettais sur tes réseaux sociaux, comme pour me rappeler – et rappeler aux autres – que j’étais toujours là, que je comptais. On parlait de tout. De la vie, de mes difficultés, de ton quotidien, des filles dont tu te rapprochais. On se confiait, sans filtre. Tu ne m’as jamais mise de côté, jamais protégée par le silence.

Je sais que tout ça n’a pas été facile pour toi non plus. Tu as pris de plein fouet ce qui m’est arrivé. Tu as même été en arrêt un petit moment. Comme si, toi aussi, tu avais dûencaisser, digérer, comprendre. Et malgré tout, tu es resté fort pour moi.


Même à distance, toujours présent

Je me souviens aussi de ces vacances que tu avais prévues avec tes potes. Tu ne voulais plus y aller. Et moi, je t’ai dit d’y aller, de te changer les idées, de ne pas tout annuler pour moi. Tu l’as fait… mais tu ne m’as jamais laissée seule. Tous les soirs, tu m’appelais en visio. Tu trouvais toujours un moyen d’être présent, même à distance. Parfois, tu venais même me voir avec tes potes. Tu n’as jamais eu peur du regard des autres. Jamais eu honte. Tu m’as toujours intégrée à ta vie, telle que j’étais.

Quand je suis rentrée à la maison, tu as continué. Quand maman allait au sport ou avait des sorties, c’est toi qui étais là. Tu m’accompagnais pour manger, tu me couchais, tu m’emmenais à mes entraînements de foot. Tu as pris ce rôle sans jamais te plaindre, comme si c’était évident, comme si c’était normal.


Apprendre à te laisser partir

Puis, un an après ma sortie d’hospitalisation, tu as voulu prendre ton indépendance. Quand tu m’as annoncé que tu allais déménager, j’ai pas mal pleuré. C’était dur à encaisser. Te voir partir, te voir construire ta vie ailleurs, ça m’a donné l’impression de perdre une partie de mon repère. J’allais moins te voir, tu étais accompagné, et je n’avais plus mon frère “pour moi”. Mais avec le temps, j’ai compris. On grandit. On avance. On fait sa vie. Même si ça fait parfois mal.

Aujourd’hui, je me rends compte de tout ce que tu as fait pour moi. De tout ce que tu as porté, souvent sans rien dire. On parle beaucoup de moi, de ma force, de mon caractère. Mais on oublie parfois ceux qui ont tenu debout à côté, pour que je puisse tenir moi aussi.


Un Merci, ne sera jamais assez

Merci, mon frère, d’avoir été là dès le début. Merci pour ta présence, ton amour, ta simplicité. Merci de ne jamais avoir fui, même quand c’était lourd. Je sais que je peux compter sur toi, aujourd’hui encore, différemment, mais sincèrement.

Je t’aime fort

Alors oui, on parle beaucoup de moi, de mon histoire, de mon handicap. Mais prends une minute pour te mettre à la place d’un frère. T’imagines ce que ça fait de voir sa sœur changer du jour au lendemain, de vouloir être fort pour elle, tout en encaissant en silence ?

 

Et parce que je ne me suis jamais relevée seule, un autre hommage est dédié à ma mère 👉🏼Quand tout s’effondre, ma mère reste debout

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2 Comments

  1. C’est beau et tellement vrai j’en ai les larmes aux yeux en te lisant. Oui tu as un frère, mon filleul, formidable. Il a toujours été là et je sais le sera toujours.
    Quant a ta mère mon amie de longue date elle est plus-que formidable il n’y a pas de mot pour la d’écrire.
    Je vous aime tout les 3 😘

    1. Merci pour tes mots touchants 😘

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