Vous avez peut-être remarqué un petit silence par ici en août… Eh bien, j’étais tout simplement en vacances ! L’occasion de me reposer, de vivre de nouvelles expériences et de revenir avec plein de choses à raconter. Aujourd’hui, je vous emmène avec moi dans mes souvenirs estivaux.
Samedi – En route pour la Charente-Maritime
Je suis partie en Charente-Maritime, à Port d’Envaux, à côté de Saintes. Mes valises étaient prêtes, il restait juste deux ou trois petites bricoles à rajouter à la dernière minute. Le samedi matin, ma mère a chargé la voiture pendant que je faisais ma toilette. Une fois prête et installée dans mon fauteuil, elle m’a installée dans la voiture, GPS en route et playlist lancée : c’était parti pour 5h45 de route sans compter les pauses.
Ma mère ne voulait pas prendre l’autoroute A10 car elle coûtait cher et elle avait peur que nous soyons coincées dans les bouchons. Nous avons donc fait une bonne partie de la route sur les nationales et départementales. Nous nous sommes arrêtées déjeuner autour d’un lac occupé par des pêcheurs. Ma mère s’est garée à l’ombre sous un arbre ; il faisait super chaud, elle a ouvert toutes les portes et le coffre. Je suis restée dans la voiture et nous avons mangé des wraps préparés avec amour le matin même par ma mère. Nous sommes reparties au bout de 20 minutes. Finalement, ma mère a décidé de prendre un peu l’autoroute. J’ai fait une petite sieste qui m’a fait du bien !
Nous avons fait une pause pipi pour ma mère. Comme nous avions chaud, nous avons hésité à acheter une glace mais finalement, nous avons laissé tomber l’idée : nous n’allions pas commencer les cochonneries dès maintenant. Ma mère et moi sommes arrêtées 10 minutes, mais avons perdu 30 minutes…
Nous sommes arrivées au gîte vers 17h30, accueillies par les propriétaires très sympathiques. Nous avons fait le tour du gîte : il avait l’air impeccable et accessible pour moi. J’ai fait la remarque que je trouvais la table de dehors trop basse, je ne passerai pas en dessous. Le propriétaire m’a dit : « ah si, attendez, j’ai des cales, je n’ai pas pensé à les mettre. » Nickel ! Les propriétaires sont partis, ma mère a déchargé la voiture et nous avons commencé à défaire les valises pour nous installer tranquillement. J’ai appelé ma mère en visio pour qu’elle me montre l’étage. Les propriétaires nous avaient offert une bouteille de jus de pomme et une galette charentaise. Nous avons commencé à préparer l’apéritif car nos amis arrivaient pour passer une semaine de vacances avec nous. Ils ont débarqué vers 19h30 avec leurs plus beaux sourires, trop contents de nous retrouver depuis le mois d’avril !
Nous avions Véro et Nono, alias « Papou ».

Après le dîner, nous avons décidé d’aller faire un tour au port voir le joli coucher de soleil. Nous avons discuté et rigolé avec des gens sympathiques. Il y avait une petite soirée avec deux chanteurs, quelques personnes dansaient : c’était convivial !
Dimanche – Retrouvailles et jeux
Le dimanche, Nono et ma mère sont allés à l’office de tourisme en face du gîte pour avoir des renseignements sur les activités accessibles en fauteuil. Eh bien, devinez quoi ? La personne n’y connaissait rien. Elle a donné des dépliants en précisant : « essayez de les appeler et demandez-leur si c’est accessible en fauteuil ». Inadmissible qu’un office de tourisme ne soit pas renseigné ! Elle aurait pu dire : « repassez dans une heure, je me renseigne et je vous tiens au courant ». Mais non : débrouillez-vous…
Nous avons mangé avec la fille, le gendre et les petits-enfants de nos amis. L’après-midi, nous sommes restés au gîte à jouer à des jeux de société. Un couple d’amies (Mathilde et Aurélie) nous a rejoints. Ma mère, Nono et les filles ont décidé d’aller faire une pétanque, pendant ce temps je suis partie me balader avec Véro. Nous avons longé la Charente en papotant. Nos copines avaient un camion aménagé sur le parking, juste à côté du gîte.
Lundi – La piscine sous 40°
Le lundi matin, nous avons passé quelques coups de fil pour savoir si les activités que nous voulions faire étaient accessibles afin d’organiser notre programme de la semaine. Nous sommes ensuite allés à la piscine pour nous rafraîchir : la température montait jusqu’à 40 degrés !

C’était une piscine extérieure avec un grand bassin, une pataugeoire et un toboggan. Les maîtres-nageurs sont allés chercher la chaise adaptée dans leur local et l’ont installée au bord de la piscine. Lorsque ma mère et l’un d’eux m’ont portée de mon fauteuil à la chaise, plus aucun bruit dans la piscine : tous les regards étaient tournés vers moi. Très gênant… J’ose espérer que c’était de la curiosité, parce qu’ils n’avaient jamais vu ce type de matériel. J’ai eu droit à deux frites proposées par les maîtres-nageurs.
Dans la voiture, j’ai prévenu Nono, Véro et ma mère que je me débrouillais toute seule pour nager mais que je ne pouvais pas sortir ma tête de l’eau. Donc, si je ne bougeais plus, je faisais la morte : il fallait m’aider à me redresser. Ils m’ont répondu « ok, pas de souci ». Je décidais de nager un peu sur le ventre, je n’avais même pas donné mon départ qu’ils m’ont lâchée dans l’eau ! J’avais les frites sous les aisselles, donc j’étais coincée, je ne pouvais rien faire. J’ai fait trois fois la morte, personne n’a capté ni ne m’a remontée 🤣. Ça commençait bien !
Véro et ma mère ont commencé à avoir froid, elles ont décidé de sortir de l’eau – mais ça, c’était à cause de leur fameux « problème de thyroïde ». Elles n’ont plus de thyroïde alors, dès qu’elles avaient quelque chose en commun, on leur sortait cette phrase ! Papou et moi sommes restés dans l’eau et nous avons fait « les langues de vipères » : fous rires garantis !
Après 2 heures de baignade, nous avons décidé de sortir. Je suis restée 5 minutes au soleil pour sécher un peu. Le soleil tapait fort : 47 degrés dans la voiture en plein soleil. Nous sommes rentrés et j’ai préparé un tiramisu au Nutella avec Véro, la spécialiste. Nous avons retrouvé les filles au gîte, nous avons mangé tous les six puis nous avons enchaîné avec des jeux de société.
Mardi – L’anniversaire de maman et le vélo adapté
Le mardi 12 août : l’anniversaire de ma chère et tendre mère.

Nous sommes allés à la boutique de location de vélos pour voir si le vélo-fauteuil qu’ils proposaient était bien adapté. Le vélo avec l’assise à l’avant pour la personne en situation de handicap avait une maniabilité plutôt difficile. En principe, ce sont des bénévoles avec une formation spécialisée qui conduisent ce type de vélo. C’était la première fois qu’ils avaient une demande d’un particulier pour louer un vélo-fauteuil.
En le voyant, il paraissait plutôt correct et adapté. Au bout de 10 minutes, la dame a demandé à son collègue si le vélo appelé « côte côte » ne serait pas plus adapté pour moi. Le collègue est parti le chercher et, en le voyant arriver, je me suis dit : ah, celui-là m’intéresse, si nous arrivons à l’adapter. Ma mère et Nono m’ont portée pour que je teste le siège, voir si je tenais bien et si j’étais à l’aise.
Tout de suite, le monsieur a commencé à regarder ce qu’il pouvait arranger ou améliorer sur le vélo. Nous lui avons demandé s’il pouvait mettre une sangle au niveau des pieds, une autre pour mon haut du corps, et fixer les pédales afin qu’elles ne tournent pas. Le siège pouvait aussi s’avancer pour me rapprocher du guidon. Le monsieur était adorable et super content de pouvoir tout faire pour adapter le vélo pour moi. Cela faisait plaisir de rencontrer des gens aussi investis et prêts à tout !
Nous avons fait un essai avec Nono, mon chauffeur attitré. Nous avons kiffé et nous nous sommes dit : « Nous allons bien rigoler ! ». Nono a quand même testé le vélo-fauteuil classique, mais il ne se sentait pas du tout à l’aise, il n’aurait pas pu me conduire. Heureusement que nous avions trouvé une autre solution bien plus sympa ! Véro nous filmait… mauvaise idée d’avoir mis une robe ce jour-là : au moins je savais que jeudi je mettrais un pantalon 😅.
Le monsieur nous a dit qu’il allait réfléchir à ce qu’il pouvait faire et tout mettre en œuvre pour jeudi, jour de notre sortie. Il voulait aussi préparer un trajet tranquille, sans grandes routes, pour éviter tout stress.
Sur le chemin du retour, nous avons récupéré le plateau de fruits de mer pour que ma mère puisse se régaler. L’après-midi, Nono et ma mère ont visité une distillerie de cognac. Pendant ce temps, Véro et moi sommes allées dans un parc pour passer le temps et discuter. Ensuite, nous avons bu un verre en centre-ville. Il faisait très chaud, je commençais à mal supporter la chaleur. Véro faisait des allers-retours aux toilettes pour mouiller des mouchoirs que je passais sur ma nuque et mon visage. Nous avons fait quelques boutiques en attendant qu’ils nous rejoignent, mais nous sommes rentrées directement car je ne me sentais pas bien.
Mercredi – Saintes en petit train et croisière sur la Charente
Le mercredi, nous sommes partis vers 11h pour nous balader dans la ville de Saintes. Nous nous sommes promenés au marché et dans les rues piétonnes puis, le midi, nous avions réservé un restaurant.
Le restaurant était juste en face du marché, sur un trottoir. Nous avions demandé une table en terrasse, sauf qu’elle était minuscule et les piétons passaient au milieu. En plus, notre table, avec des pieds pas pratiques pour mon fauteuil, était à moitié en pente et collée aux passants… Trop d’inconvénients, ça ne me plaisait pas du tout de manger là. Pourtant, la serveuse avait fait de son mieux pour nous trouver une autre table avec des pieds adaptés. Elle nous proposait l’intérieur, mais il y avait une grande marche à franchir et puis, comme il faisait beau, nous n’avions pas envie de nous enfermer. Nous avons donc abandonné ce restaurant et sommes allés dans une crêperie où tout s’est très bien passé : nous avons bien mangé !

Direction ensuite l’office de tourisme pour prendre nos billets pour le petit train et le bateau.

J’ai embarqué dans le petit train : la rampe était déjà prête. Je me suis installée dos au sens de la route, Nono en face de moi, les filles dans ma diagonale à gauche. Nous avions un wagon rien que pour nous ! En attendant le départ, nous racontions des bêtises. J’ai aperçu un monsieur avec sa femme, deux banquettes plus loin, qui me fixait. Je lui ai souri, il a fait de même puis m’a dit :
— « Vous êtes solaire et très drôle, j’adore.
— Merci, c’est gentil ! Vous allez me supporter pendant une heure, j’espère que vous êtes prêts !
— Aucun problème, avec plaisir ! »
Le petit train a démarré et a circulé dans la ville en nous donnant des explications. La musique entre deux commentaires était de l’opéra : ça nous endormait plus qu’autre chose ! Maman et Nono ont même fait un concours de bâillements. Véro et maman se sont assoupies pendant que Papou et moi rigolions.
Une fois le tour terminé, nous sommes allés directement à l’embarcadère du bateau. Un couple et leur chien bloquaient le passage, empêchant les passagers de sortir, et ils ne bougeaient pas d’un millimètre. J’avais envie de les mettre à l’eau !
Nous avons laissé tout le monde monter avant de prendre notre tour. La capitaine, Salomé, nous a accueillis chaleureusement et m’a proposé deux options :
Bien évidemment, j’ai choisi la deuxième option 😎. Salomé, ma mère, Papou et un monsieur m’ont portée pour me monter sur le bateau. Ma famille a ensuite rejoint les autres pour la manœuvre de sortie du port.

Salomé a mis un coup de corne (klaxon) et j’ai sursauté dans mon fauteuil ! La croisière a duré près de 3 heures. Salomé s’est amusée à mettre la corne sans me prévenir pour me faire peur, en rigolant. Je lui ai dit : « Tu veux que je fasse un arrêt cardiaque ou quoi ? » La croisière était très agréable. Papou, qui est sensible au mal de mer, n’a rien eu du tout : la Charente est très calme. Nous avons même bu un verre sur le bateau. En quittant Salomé et sa collègue, elles nous ont remerciés de leur avoir égayé leur sortie.
Nous sommes rentrés au gîte, il était déjà plus de 19h. Nous avons commandé des pizzas à la pizzeria juste en face et, comme tous les soirs, nous avons joué à des jeux de société.
Jeudi – L’aventure en vélo « côte côte »
Le jeudi, à 13h30, direction Saint-Jean-d’Angély pour notre sortie vélo. Avec la société de location, nous avions rendez-vous à un point de départ. Installée sur le siège du vélo, crème solaire étalée, Papou prêt à en découdre : c’était parti ! Les deux collègues nous ont conseillé d’aller jusqu’à Antezant, où il y avait une petite guinguette sympa.

J’ai mis le GPS et nous avons pris la route indiquée. Premier dos-d’âne : nous l’avons franchi doucement, ça passait nickel ! Les routes de campagne étaient pleines de trous, bordées de champs, avec des virages à gauche, à droite, des montées et des descentes. Au fur et à mesure, je glissais petit à petit vers le bas. Je réalisais que mes genoux bougeaient trop, alors nous nous arrêtions régulièrement pour me redresser.
Quelques mètres plus loin, nous avons aperçu une décharge. Nous nous sommes arrêtés et avons trouvé un bout de tuyau d’arrosage que nous avons mis autour de mes genoux pour me donner plus de stabilité. Et oui, système D ! Nous avons repris la route, je devenais de plus en plus confiante. À chaque descente, nous essayions de battre notre record de vitesse 😆.
Nous sommes arrivés à la fameuse guinguette, mais ils étaient en train de fermer. Nous leur avons gentiment demandé si nous pouvions boire un verre, mais ils ont refusé. L’un des salariés est même venu poser un panneau devant nous : « Les tables et les chaises sont réservées uniquement à la clientèle de la guinguette. Merci ». Message reçu, pas très sympa !
J’étais toujours sur le vélo, alors nous avons bu l’eau que nous avions apportée. Et quelques minutes plus tard, nous avons vu deux salariés s’installer à une table avec un verre… Quelle fumisterie !

Sur le chemin du retour, nous avions le vent dans la figure, mais rien ne nous arrêtait ! Papou et moi voulions à nouveau battre notre record. Nous avons laissé les filles derrière et nous sommes lancés à fond. Première descente : 36 km/h ! C’était incroyable !
Je n’avais pas mis le GPS pour rentrer car nous n’avions pas noté l’adresse du point de départ 🤦🏼♀️. Heureusement, nous nous rappelions de nos commentaires de l’aller sur les maisons, les routes, les plantes et les arbres. Ça nous a permis de retrouver le chemin facilement.
À un moment, il y avait tellement de bosses et de descentes que j’ai fini la tête complètement renversée sur le dossier du fauteuil. Nous rigolions tellement que Papou m’a dit :
— « Pourquoi tu ne m’as pas prévenue que tu glissais ? Regarde ta position !
— Je rigolais tellement que je n’arrivais pas à te parler ! »
Un fou rire mémorable : nous n’avons même pas pensé à prendre une photo pour marquer le coup ! Papou m’a redressée puis nous avons entamé la dernière étape, avec une accélération quand nous avons aperçu la voiture. Résultat : 16 km parcourus. Nous étions KO… enfin, surtout eux, parce que moi je n’avais pas pédalé 😅.
Nous avons rendu les vélos « côte à côte » aux propriétaires, puis nous sommes rentrés au gîte.

Le soir, nous avions réservé une table ronde (très bien adaptée pour moi) dans un restaurant situé au coin de la rue. C’était notre dernière soirée avec notre couple préféré. Le restaurant était plutôt gastronomique, les plats joliment présentés, et nous avons bien mangé dans une ambiance conviviale ! Nous avons ensuite fait une petite balade digestive, puis terminé la soirée avec un jeu de société.
Vendredi – Les adieux
Le vendredi matin, nous avons pris le petit-déjeuner tous ensemble. Puis Véro et Nono ont préparé leurs valises. L’heure du départ avait sonné… Nous nous sommes embrassés très fort, le cœur serré.
Et ce n’est pas fini…
Ces vacances ne se sont pas arrêtées là ! Après cette belle semaine en compagnie de Véro et Nono, j’ai encore vécu d’autres aventures, fait de nouvelles rencontres et partagé de jolis moments avec d’autres personnes. Mais ça, je vous le raconterai dans un prochain épisode… Charente-Maritime, épisode 2 : entre famille, amis et fous rires😉


Super ee lire que vous avez passé de chouettes bonnes vacances avec vos amis, de bons souvenirs pour toi ça sent le bonheur 🥰. Merci pour tes écrits qui ho combien sont remplis d’optimisme et qui montre à quel point tu es une pure et vraie battante (et félicitations à maman toujours présente 🥰). Bisous affectueux 😘💋
Oui c’était de bonnes vacances, la suite arrive prochainement ! Des gros bisous 💋
Je t’ai rencontré pour la 1ere fois samedi 6 sept 2025. Ton sourire et ta personnalité m’ont happée ! Quelle énergie, tu es un exemple de joie de vivre🌈.
Juste One Life ❤️
Célia
[…] une première semaine déjà bien remplie Une petite pause estivale… et me voilà de retour ! j’ai continué mon été avec une deuxième partie encore plus surprenante : nouvelles […]